Non, le livre n'est pas mort

Non, le livre n'est pas mort par Emilie UNTERNEHR 3 octobre 2015

En 2015, ce ne sont ni la télé ni internet qui empêcheront les enfants d’ouvrir un livre.

"Moi, je rêve de devenir auteur de bandes-dessinées !", s’exclame Louis, 10 ans, en CM2 à Cannes. Le jeune garçon est fan de BD d’aventure. Sa préférée ? Légende, une collection d’heroic fantasy. Raphaël, un de ses camarades, préfère les contes. Son favori est Le Chat botté. Dario, quant à lui, préfère le fameux Harry Potter de J. K. Rowling.
En 2015, les enfants passent beaucoup de temps devant leurs ordinateurs et leurs tablettes. Mais ils n’en boudent pas pour autant les livres. Et le Festival ne fait que le confirmer. A l’Espace beaux livres, consacré à la calligraphie, aux belles reliures et, comme son nom l’indique, aux beaux livres, les enfants sont enchantés. Pendant que des petites filles font calligraphier leur prénom, un groupe de garçons admire un stand de reliure. «  J’aime beaucoup lire mais il faut que les livres soient beaux  !  », confirme Sonny, 10 ans, du Cannet. « Ici, il y a beaucoup de peintures et de dessins. Comme je veux devenir illustrateur, ça m’intéresse beaucoup  », explique Raphaël.

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Environ 8500 enfants se rendent chaque année au Festival, la plupart avec leur classe et leur professeur. Beaucoup ont préparé la sortie en amont et visitent les lieux en s’amusant, tout en apprenant. A l’Espace jeunesse, les élèves de 4e du collège Pierre-Bonnard du Cannet ont pour objectif de trouver le livre qui conviendra le mieux à l’un de leurs camarades. «  On a organisé ce défi pour coller au thème de cette année, L’autre comme moi  », explique Sylvie Lagrange, directrice de la section SEGPA. «  En classe chaque élève a interviewé un camarade, maintenant ils doivent choisir un livre pour l’autre  », détaille-t-elle.

«  On leur apprend à devenir des lecteurs avertis  »

De leur côté les élèves de 6e du collège Emile-Roux, au Cannet, ont un questionnaire à remplir. «  On essaie de leur apprendre comment est fabriqué un livre, de l’auteur au bouquiniste, en passant par l’éditeur  », explique Olivia Merlier, professeur de français. «  On leur apprend à devenir des lecteurs avertis  », poursuit-elle. L’objectif est de proposer aux élèves un autre rapport aux livres que celui qui leur est proposé dans le cadre scolaire.
Du côté de l’école primaire Henri-Wallon de Grasse, les élèves de CE2, CM1 et CM2 ont rendez-vous avec un illustrateur qui va leur apprendre à utiliser une tablette numérique pour décorer leurs cahiers. L’occasion de montrer que le numérique peut aussi être au service du papier.