L'élevage animal en question par Frédéric Lenoir

L'élevage animal en question par Frédéric Lenoir par IUT journalisme de Cannes 8 octobre 2017

Le philosophe Frédéric Lenoir se bat pour améliorer la condition animale dans son livre Lettre ouverte aux animaux et à ceux qui les aiment.

« Si l’on a du cœur, on ne supporte pas la souffrance d’un animal. » C’est ce que soutient Frédéric Lenoir dans son livre Lettre ouverte aux animaux et à ceux qui les aiment. Ce philosophe quinquagénaire dénonce l’élevage industriel intensif, qui ne respecte pas le bien-être des animaux. « Les animaux sont des objets, le but est d’atteindre une rentabilité maximale », critique-t-il. Et qui dit rentabilité, dit stress pour les animaux. Une situation qui engendre des répercutions sur la qualité de la viande. « Sa surconsommation crée des maladies cardiovasculaires et des cancers pour les consommateurs. »

Un combat avant tout associatif

Cette surproduction a aussi des conséquences écologiques dramatiques. « Produire de la viande nécessite beaucoup d’eau et de céréales. » Un problème qui a gravement affecté l’Éthiopie. « Le gouvernement a préféré exporter du blé vers les États-Unis pour nourrir le bétail alors que sa population était affamée ». Une situation inacceptable pour l’auteur qui a fait le choix de devenir végétarien. Frédéric Lenoir s’est engagé aux côtés de la Fondation Brigitte Bardot. Des « choses », c’est comme cela que le Code civil français désigne les animaux. « On voudrait ajouter la mention “être sensible” mais les députés refusent », s’offusque Frédéric Lenoir devant son public. Le philosophe a lui-même créé une association, « Ensemble pour les animaux ». Son but : « Réfléchir sur la relation entre l’homme et l’animal ». Une lutte qui semble porter ses fruits, puisque le parti animaliste a franchi le score symbolique de 1% aux dernières élections. « Il est essentiel d’avoir un engagement par rapport aux animaux en politique parce que tout se joue là pour les décisions administratives. Mais la question animale doit traverser tous les courants politiques. »

Marvin Guglielminetti
Elise Pontoizeau