Des ressources très humaines

Des ressources très humaines par Elie Julien 4 octobre 2014

Un budget modeste pour une manifestation d’envergure

Le festival propose un programme plus riche chaque année. Toute la manifestation est organisée par une association qui ne cherche pas à réaliser de profits, dont la philosophie n’est pas commerciale. Joindre les deux bouts s’avère être un véritable exercice d’acrobate, d’autant plus avec la crise. « Pour cette 27e édition, le budget global est de 300000€ », confie un membre de l’organisation. Par rapport aux autres festivals, le budget est restreint mais les nombreux bénévoles permettent de compenser. Hébergement, alimentation, transport des auteurs, publicité, impression de programmes, sans oublier les 15 000 invitations, les postes de dépenses sont nombreux. A sa création, le festival avait un rayonnement essentiellement local et n’occupait qu’un gymnase. Aujourd’hui, il s’étend sur plus de 8 500 mètres carrés. Les recettes ont dû suivre.

Beaucoup de financeurs publics

Le Centre national du livre, qui aide toute la chaîne, s’associe au conseil régional, au Département et à la communauté d’agglomération pour subventionner la plus grande part de l’évènement. Les auteurs, à part ceux qui interviennent auprès des enfants, ne sont pas rémunérés puisqu’ils viennent faire leur promotion. Le prix de 4 € pour certains accès n’est qu’un petit complément. Une seule entreprise privée, une banque, participe au budget. Cela permet de garder de la liberté dans la programmation. La fidélité des partenaires est tout aussi importante. L’an dernier, les ventes des éditeurs durant le festival avaient progressé de 10 %, surtout grâce au secteur de la jeunesse et de la BD. L’organisation perçoit un pourcentage sur le chiffre d’affaires des exposants. La participation humaine et matérielle de la ville est inestimable. Pour aider le festival à susciter des débats, permettre des rencontres. Et cela n’a pas de prix...

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