Chasseur d’autographes

Chasseur d'autographes par Lucas Vola 4 octobre 2014

J’ai passé la journée d’hier à traquer les invités célèbres

Quelle drôle d’idée... Hier matin, lors de la conférence de rédaction, je découvre ma mission du jour : me glisser dans la peau d’un chasseur d’autographes. Merci patron pour le cadeau !
Pour cette traque, je serai armé d’un petit carnet et d’un stylo. Mais comme un vrai chasseur, ma qualité principale sera la patience.
Avant de partir à l’aventure, la première des choses à faire est d’organiser mon programme. La journée devrait être chargée.
10 h 30, top départ. Je laisse mon accréditation presse au bureau et quitte la rédaction. Direction les cafés littéraires pour la première étape. Selon le programme officiel, c’est là-bas, dans l’espace A, que se trouvent les auteurs les plus connus. Ma cible de la matinée est Pef, l’illustrateur de littérature jeunesse.

Des choix à faire

« Amitiés PEF ». Quinze minutes et un coup de stylo plus tard, mon carnet est inauguré. Avec l’autographe de Franck Pavloff collecté une demi-heure plus tard, la récolte matinale reste bien maigre.
« Vous faites le tour pour récupérer des autographes ? », me lance le romancier en me rendant mon stylo. A peine deux heures de recherches et je suis déjà démasqué...
Entre midi et deux, le programme affiche un trou. Les auteurs se restaurent. L’occasion de préparer un plan de bataille. Pour que ma journée soit réussie, mon après-midi devra être plus productive. Premier problème, plusieurs auteurs sont présents à 14h... à différents endroits. Il est temps de faire des choix. Entre Bernard Werber d’un côté, Daniel Cohn-Bendit de l’autre, et la dizaine d’écrivains présents aux cafés littéraires, ma décision est prise. Le nombre prend le dessus sur l’individualité.
Rapidement, cette option porte ses fruits. Fellag, David Foenkinos, Yasmina Khadra, Jean-François Kahn, les signatures s’enchaînent. Même le président du festival, Marek Halter, fait partie de mon tableau de chasse. En revanche, Guy Bedos reste le plus sollicité. L’humoriste est difficile à approcher et sera mon seul échec de la journée.

« Pour te donner envie de t’engager »

La chance va subitement me rattraper. Déçu, je tombe nez-à-nez avec Paul Watson. Le pirate écolo n’hésite pas à noircir l’une de mes pages.
Au moment de rentrer, j’aperçois, au détour d’une ruelle, José Bové qui s’adonne à une séance de dédicaces. Avec sa pipe et sa moustache. L’activiste est bavard. « Pour te donner envie de t’engager pour changer le monde », m’écrit-il. Preuve, s’il en faut, que les auteurs restent très humains, et accessibles durant tout le weekend-end.